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Diversité et non discrimination

La psychologie de la santé dans l’organisation (extrait du mémoire diversité)

blog de www.gendd.over-blog.com (accueil)  

         Les psychopathologies dans le monde du travail sont le reflet d’une une mauvaise politique de management au sein de l’organisation. On constate de plus en plus de harcèlement moral suivi de suicide dans les entreprises. Certains groupes sont déjà fortement discriminés et une discrimination directe à la personne peut entraîner un isolement supplémentaire. Les personnes discriminées peuvent développer des symptômes dépressifs et des maladies psychosomatiques. Ces dernières auront des conséquences sur la santé des salariés et sur l’équilibre de l’organisation. 

L'ensemble des troubles et des pathologies que l'on trouve dans le monde du travail est regroupé sous le terme de RPS (Risques Psyho-Sociaux). Pourtant étudiée dès les années 1970 par les pays anglo-saxon, les notions associées de trouble et de psychosocial, ainssi que la gestion de ces derniers, ne sont pas suffisament intégrées dans les cultures organisationnelles (d'ou les nombreux problèmes qui émergent en ce momment). Concernant les RPS, et d'un point de vue strictement législatif, il n'y a pas encore de reconnaissance juridique ou scientifique dans le monde du travail (à part la notion de harcèlement "difficile à démontrer" et la notion d'évaluation des risques professionnels "décret du 5 novembre 2001" faisant suite à la sortie du livre de Marie France Hirigoyen sur le harcèlement moral en 1998). D'un point de vue psychosomatique, les troubles psychosociaux peuvent engendrer ou être associés à des TMS (troubles musculo-squeletique) qui ne feront qu'agraver la situation. 

        D'un point de vue anthropologique, en ce qui concerne la dépression par exemple, certains symptômes comme l’altération de l’humeur ou les manifestations somatiques telles que l’insomnie sont universel. Mais il existe cependant  une corrélation entre l’appartenance culturelle de l'individu et la dépression. Ainsi, le thème de culpabilité dans les civilisations chrétienne et japonaise ou les thèmes de possession et de persécutions dans les cultures arabes et africaines ne sont pas vécus de la même manière. La prise en compte des approches psychosociologiques, psychanalytiques et anthropologiques du problème associé à la mise en œuvre d’une politique diversité efficace peut diminuer l'impact de ces phénomènes et éviter un coût économique et une image négative de l’entreprise.  Lien en rapport :  http://www.diversite.eu/page-4583342.html

 

  • H. Bendhaman [1] (Travail culturel de la pulsion) remet en cause l’approche Freudienne qui n’intègre pas suffisamment la différence culturelle à l’origine de la non-acceptation de l’étranger. Il fait un parallèle avec la culture arabe et ses différences en la sorte que l’immigré subit d’une part un choc somatique dans l’organisation qui l’emploie et d’autre part un choc culturel dans la non-transmission ou la mauvaise interprétation de sa langue maternelle. En tant que facteur générateur de problèmes psychologiques, il inclut la "transmission trans-générationnelle" comme facteur aggravant. Par exemple, le cas de la "dissonance cognitive culturelle" de l’étranger serait à l’origine de troubles pulsionnels et indirectement de la stigmatisation inconsciente par effet de feed-back de l’autochtone soit dans l’organisation soit dans son endogroupe.       
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  • A.Bilheran [2] (Harcèlement) décrit l’influence, au sein de l’organisation, de manipulateurs pervers dans le contrôle et la modification de groupe sain en groupe malade. La désignation d’un leader en bouc émissaire (le chef harcelé) fragilise le groupe et l’individu à fort potentiel de destruction s’impose rapidement comme leader en créant un dilemme parmi les membres du groupe. Ce qui a pour conséquence d’entraîner un sentiment d’impuissance des membres du groupe se retranchant dans un système de défenses perverses cautionnant le harcèlement moral dans l’organisation. On se trouve dans un climat de torture mentale avec une rupture du lien (délation entre collègues), une déculturation (déconstruction de l’identité individuelle), un ordre binaire (valeur performative de la parole) qui annihile progressivement la faculté de penser, tout ceci allié à une omnipotence de l’agresseur qui agit en toute impunité accrédité par le groupe tout entier.
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  •  G. Hofstede [3], dans ses recherches sur le contrôle de l’incertitude, (Cultures et organisations) se base sur l’étude de Durkheim [4] sur le suicide pour établir une corrélation entre la culture et l’anxiété. Dans ses travaux, il constate que pour les cultures où le niveau d’incertitude est fort, le niveau d’anxiété est élevé. Dans l’exemple de la France qui a un contrôle d’incertitude élevé, il prend le cas de France Telecom ou le stress engendré par la restructuration de l’organisation dépassa le seuil de tolérance des victimes entraînant une vague de suicide parmi les employés. Pour lui la programmation de l’individu dans un environnement professionnel structuré est  fragilisée en cas de changement. 

                             THEMANAGER (extrait du mémoire DU GENDD, 2011)

[1] H.Bendhaman : psychanalyste d’origine Marocaine spécialiste des différences culturelle, de la transmission trans-générationnelle et de l’ethnologie.

[2] A.Bilheran : psychologue clinicienne, directrice d’un cabinet de conseil et d’études en sémiologie et anthropologie culturelle.

[3] G.Hofstede : (1928) ingénieur et psychologue Hollandais précurseurs des études sur les origines des différences culturelles.

[4] E.Durkheim : (1858-1917) sociologue et philosophe français fondateur de la sociologie française.

 

En savoir plus :


 

 

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